Le droit de la mer n’abolit pas les Etats

4 août 2018
Par Mavrakis

Les ONG qui opèrent la main dans la main avec les passeurs-pirates dans le canal de Sicile invoquent (c’est un comble!) le droit de la mer. Celui-ci stipulerait que les personnes secourues (c’est-à-dire transportées moyennant finances) soient débarquées dans les plus brefs délais dans le port sûr le plus proche ». Telle est la formulation du journal Le Monde qui ne cite aucun document officiel. Acceptons-la pourtant sous toutes réserves. Reste à savoir: Valence où le vaisseau Aquarius a débarqué les « migrants qu’il transportait est-il le port sûr le plus proche? Certainement pas; il s’en faut de beaucoup. Son choix découlait d’une décision ponctuelle du gouvernement espagnol. Le droit de la mer est en effet subordonné au droit des Etats sur leur territoire. Porter atteinte à ce dernier revient à une déclaration de guerre. Des ports sûrs il en existe des dizaines sur les rivages méridionaux de la Méditerranée d’où viennent les « migrants  » et la plupart sont nettement plus proches de la zone de « sauvetage » : Tunis, par exemple. Les « migrants » pourraient y être débarqués avec l’agrément des autorités tunisiennes sans passer par l’Italie, qui leur a fermé ses ports, ni revenir en Libye. Au fait pourquoi ce pays serait-il exclu? Certaines ONG en disent du mal mais il a été choisi par les migrants eux-mêmes comme espace de transit et pour de bonnes raisons: la faiblesse de l’Etat face aux prédateurs et aux ONG complices. S’ils peuvent le traverser dans un sens ils le peuvent dans le sens contraire. Les ONG réclament à cor et à cri une action « humanitaire ». Cet élément de langage sonne si bien! Nous répondons que l’Europe n’est pas la seule région du monde où puissent vivre des être humains et il est en outre naturel pour des musulmans de valoriser un type de société conforme à leur religion.

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