La radicalité dans la pensée

4 février 2010
Par Mavrakis

En politique ou en art toute prise de position radicale, toute « décision » au sens de Carl Schmitt, contient un élément de vérité. Seule en est dépourvue l’eau tiède du modérentisme. A un moment ou un autre les hommes s’en souviendront.

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L’esprit des temps

S’il est vrai, comme le disait Goethe, que l’esprit des temps est celui des maîtres : « Was ihr der Geist der Zeiten heist / Das ist im Grund der Herren eigner Geist … », un certain refus d’être de son temps en matière d’art et de culture est une forme de révolte contre l’ordre établi. Le courage qu’elle exige manque totalement à Badiou. Ce grand génie révolutionnaire tient beaucoup à être contemporain.

Voir aussi la note intitulée Kafka et Orwell à l’époque de l’art contemporain.

 

L’adjectif et l’adverbe

Il faut se méfier de l’adjectif et de l’adverbe non parce qu’ils portent avec eux le risque du poncif, comme on l’a dit, mais parce qu’ils sont presque toujours superflus et redondants. Les écrivains qui ont créé des modèles de style en usent avec parcimonie. Au moment de se corriger, ils leur font la chasse en se gardant toutefois d’éliminer ces intrus jusqu’au dernier. C’est ce que je viens de faire aussi.

 

Voici une fable d’Esope traduite par moi :

Un chien de chasse aperçut un lion et se lança à sa poursuite mais quand le fauve se retourna et rugit, le limier battit précipitamment en retraite. Un renard le vit et lui dit: « Pauvre con, tu poursuivais un lion dont tu ne pouvais même pas supporter le rugissement ».

Moralité non prévue par Esope : la fable s’applique à Saakachvili déclanchant un blitzkrieg contre la Russie (en pensant peut-être qu’il avait un tigre à ses côtés).

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