De quoi Badiou est-il le nom ?

9 novembre 2009
Par Mavrakis

De quoi Badiou est-il le nom ? Pour en finir avec le (XXe)Siècle.    Le nouveau livre de Kostas Mavrakis

 

 

 De quoi Badiou est-il le nom ?

     Pour en finir avec le (XXe)Siècle

 

      COMMUNIQUE DE PRESSE

Ce livre intervient dans une conjoncture éminemment favorable à sa réception. Le sous-titre fait allusion à un ouvrage intitulé Le Siècle publié en 2005 par Alain Badiou. Il s’agit d’un penseur d’envergure longtemps méconnu qu’un pamphlet contre Sarkozy a rendu récemment célèbre. Partisan d’une violence illimitée pour peu qu’elle se pare d’oripeaux « révolutionnaires », il excuse Staline, admire Mao Tsé-toung, fait l’apologie de la révolution culturelle et réserve ses traits aux « nouveaux philosophes » qui ont dénoncé le goulag. On peut sans être injuste le qualifier de maoïste fossile conservé dans la strate sédimentaire des années soixante.Les ouvrages proprement philosophiques de Badiou sont difficiles car il identifie l’ontologie aux mathématiques et mobilise celles-ci pour étayer indûment toutes sortes de thèses en matière de politique, de syndicalisme ou d’amour. Cela fait que personne ne se risque à les discuter. Kostas Mavrakis, longtemps disciple et camarade de Badiou, ne s’est pas laissé intimider. Armé d’une connaissance interne de sa pensée, il soumet celle-ci à une critique sévère mais courtoise qui rend clair ce qui semblait obscur. La motivation initiale de Mavrakis était la défense de l’art mais de fil en aiguille il a découvert les failles d’un discours dont l’ambition systématique est de couvrir tout le champ du savoir : métaphysique, éthique, esthétique, épistémologie, même si Badiou ne se sert le plus souvent de ces mots qu’en forme de dénégation. Le livre de Mavrakis sera le bienvenu pour ceux que les outrances des positions politiques de Badiou exaspèrent tout en fournissant à ses partisans inconditionnels un contrepoids et d’utiles éléments de réflexion. Chacun pourra vérifier la pertinence des critiques de l’auteur en prenant connaissance de l’annexe II, consacrée à un échange de lettres avec Badiou à propos d’un article paru il y a quelques mois qui le prenait à partie.

   

  Table des matières

Préambule 5
Avertissement 9
I. Un rebelle autoritaire et conformiste 11
II. Israël contre l’universalisme extrémiste 21
1. La polémique Éric Marty – Alain Badiou 22
2. Portées du mot « juif » 24
3. Le droit d’Israël à l’existence 27
III. Saint Paul et la « mort de Dieu » 33
IV. Qu’est-ce que l’universalisme ? 41
V. Badiou philosophe : quelques repères 47
1. L’Être et la Vérité
47
2. Un matérialisme dialectique cartésien ? 51
VI. De l’inesthétique à l’anti-esthétique 55
VII. Le non-art ou la nouvelle trahison des clercs 63
1. Le snobisme théoricien 63
2. Jacques Rancière : à la recherche de l’art subversif 66
3. Le Siècle d’Alain Badiou 72
VIII. Vous serez comme des dieux 87
Annexe I. Bévues mineures d’un philosophe majeur 101
Annexe II. Un échange de lettres avec Alain Badiou 105
Bibliographie sommaire 117
Index Nominum 121

 

Quatrième de couverture

 Badiou est le nom oxymorique d’un libéralisme autoritaire, maoïste et moderniste. Il est aussi le nom d’un philosophe non négligeable sur lequel on peut s’appuyer pour combattre les mauvaises causes dans lesquelles il s’est fourvoyé. C’est ce qu’entreprend Kostas Mavrakis en poursuivant son frère ennemi dans les domaines de la politique, de l’esthétique et de la religion. Il étudie ce faisant les grands problèmes étroitement liés entre eux qui se posent à la pensée contemporaine. Comment définir l’art et le non-art qui en tient lieu aujourd’hui ? Peut-on encore envisager une politique volontariste de civilisation permettant au peuple de prendre en main son destin ? Quel serait le rapport d’une telle politique au fondement ultime des valeurs ? En quel sens notre survie en dépend-elle ? Sur tous ces points Kostas Mavrakis ne se contente pas de réfuter méthodiquement les thèses d’Alain Badiou, il propose des voies susceptibles de nous aider à surmonter les contradictions et les apories d’une pensée emblématique du nihilisme (post)moderne.

Docteur en philosophie et en arts plastiques, peintre, ancien maître de conférences au département de philosophie de l’université de Paris VIII, Kostas Mavrakis fut l’animateur dans les années 70 de la revue maoïste Théorie et Politique. Il a publié des livres sur le trotskysme, la politique étrangère dela Chine, l’art et le non-art ainsi qu’une soixantaine d’articles.

 

 

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Une réponse

  1. simon on 7 janvier 2013 at 23 h 04 min

    bonsoir,
    ou acheter ce livre? la librairie très à « gauche » (dans le 75020, elles le sont toutes ou presque)de mon quartier me répond qu’elle ne peut le commander car ce serait compliqué « question circuit de distribution ».
    merci de votre réponse

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