Faiblesse du non-art, force de l’art véritable

7 juin 2009
Par Mavrakis

Selon le Monde 7-8 juin, le succès de la deuxième édition de la Force de l’Art aurait été « mitigé pour le Grand Palais ». Soyons sérieux, parler d’un résultat désastreux aurait été plus juste. Il y eut cette fois-ci moins de 18.000 visiteurs contre 65.000 en 2006. Encore ce dernier chiffre doit-il être relativisé en le comparant avec ceux atteints par le Salon au XIXe siècle. Les cohues qui s’y pressaient atteignaient les 630.000 pour 1874, par exemple, à une époque où la région parisienne comptait quatre fois moins d’habitants et quinze fois moins de bacheliers. Faut-il s’en étonner ? Le public de l’art est forcément beaucoup plus nombreux que celui du non-art.


Cf. Gérard-Georges Lemaire : Histoire du salon de peinture, Klincksieck 2004 p 212.


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